Recrutement aux Nations Unies d’un Conseiller/Conseillère (lutte contre la corruption), P4

Intitulé publication: Conseiller/Conseillère (lutte contre la corruption), P4
Intitulé code d’emploi: Spécialiste de la prévention du crime et de la justice pénale
Département / Bureau: Office des Nations Unies contre la drogue et le crime
Lieu d’affectation: OTHER
Période de candidature: 24 juillet 2020 – 22 août 2020
No de l’appel á candidature: 20-Drug Control and Crime Prevent-UNODC-138506-P-Other (E)
Staffing Exercise N/A

Cadre organisationnel

Des postes sont à pourvoir dans plusieurs lieux d’affectation hors siège dépendant de la Section de l’appui à l’application de la Convention, qui relève du Service de la lutte contre la corruption et la criminalité économique de la Division des traités de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à Vienne. La personne titulaire du poste travaille sous la supervision directe du (de la) représentant(e) de l’ONUDC dans le bureau régional ou le bureau de pays auquel elle est affectée. Elle est placée sous l’autorité du (de la) Chef de la Section de l’appui à l’application de la Convention.

Pour plus d’informations sur l’ONUDC, veuillez consulter le site Web suivant : www.unodc.org.

Responsabilités

Le Programme mondial de lutte contre la corruption est un programme d’assistance technique par lequel l’ONUDC aide les États Membres à se doter de capacités accrues pour appliquer dans la pratique la Convention des Nations Unies contre la corruption. Dans les limites des pouvoirs qui lui sont délégués et suivant les directives techniques de la Section de l’appui à l’application de la Convention, le (la) Conseiller/Conseillère (lutte contre la corruption) est principalement chargé(e) de mettre en œuvre des activités d’assistance technique relatives à la lutte contre la corruption (conseils en matière de politique générale, partage de compétences techniques et aide pratique quotidienne aux services de lutte anticorruption). La personne titulaire du poste exerce les fonctions suivantes :

•Apporter une aide et un appui spécialisés à l’élaboration et à l’exécution d’un programme d’assistance technique visant à lutter contre la corruption aux niveaux régional ou national, conformément à la stratégie globale de l’ONUDC et dans le cadre des programmes régionaux ou des programmes de pays de l’ONUDC ;
•Contribuer, par un appui technique, à l’exécution des mandats reçus de la Conférence des États parties et de ses groupes de travail, notamment ceux qui ont trait à la prévention et à l’analyse systématique de la corruption ;
•Contribuer à l’élaboration des programmes et à la mobilisation de ressources en établissant et entretenant des contacts étroits avec les donateurs, les pays partenaires et d’autres partenaires, sous la direction du Service de la lutte contre la corruption et la criminalité économique de la Division des traités et du (de la) représentant(e) hors siège ;
•Apporter conseils et aide, lorsqu’il y a lieu, pour le renforcement et l’amélioration des mesures pertinentes d’ordre législatif et autre, conformément à la Convention contre la corruption. Appuyer le renforcement des organismes nationaux de lutte contre la corruption et le développement de leurs capacités, notamment en ce qui concerne la définition de leur mandat, de leur structure et de leurs pratiques opérationnelles. Fournir aux organes et services spécialisés dans la lutte contre la corruption des services consultatifs et des avis techniques en matière de prévention, de détection, d’enquêtes et de poursuites concernant les affaires de corruption et les infractions connexes ;
•Aider les États parties qui participent au Mécanisme d’examen de l’application de la Convention contre la corruption et fournir une assistance technique en fonction des besoins définis dans le cadre de ces examens ;
•Collecter et analyser les informations nécessaires pour conceptualiser et exécuter une stratégie locale de lutte contre la corruption. Évaluer et suivre les besoins d’assistance technique en matière de lutte contre la corruption. Donner des orientations et des avis techniques aux partenaires nationaux et aux bureaux extérieurs de l’ONUDC chargés de combattre la corruption ;
•Favoriser l’établissement de contacts et, le cas échéant, la coopération et les partenariats avec les institutions et organismes nationaux, régionaux et mondiaux chargés de prévenir et de combattre la corruption. Travailler avec les partenaires gouvernementaux, en particulier les organismes publics compétents mais aussi les organes/assemblées et le secteur privé, s’il y a lieu, en vue de renforcer les capacités d’action en ce qui concerne le traitement du produit du crime, l’entraide judiciaire et le recouvrement d’avoirs ;
•Aider à concevoir, mettre au point et améliorer des stratégies et des campagnes nationales de lutte contre la corruption en y associant également, s’il y a lieu, les médias, les entreprises, les organisations non gouvernementales et les associations locales. Concevoir et dispenser, en matière de lutte contre la corruption, des formations ciblées fondées sur une analyse des besoins, notamment à l’intention des principaux agents chargés de la prévention, de l’incrimination, de la détection et de la répression, de la coopération internationale et du recouvrement d’avoirs ;
•Coordonner les activités avec d’autres conseillers en matière de lutte contre la corruption et avec les bureaux locaux du Programme des Nations Unies pour le développement et, s’il y a lieu, exécuter ces activités conjointement ;
•Élaborer et soumettre des plans de travail annuels, contribuer à l’établissement des rapports obligatoires du bureau régional ou du bureau de pays ou exigés au titre du Programme mondial de lutte contre la corruption ;
•S’acquitter d’autres tâches qui pourraient lui être confiées.

Compétences

Professionnalisme : connaître et comprendre parfaitement les théories, concepts et approches ayant trait à la lutte contre la corruption et aux questions de criminalité économique. Connaître les aspects normatifs et opérationnels de la prévention de la corruption et de la lutte contre ce phénomène, y compris leurs dimensions internationales. Être capable de cerner les problèmes, de les analyser et de participer à leur résolution. Posséder, dans les domaines de la conception, de l’analyse et de l’évaluation, les compétences voulues pour mener des travaux de recherche et d’analyse de manière autonome. Connaître les mandats de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et les activités de l’Organisation des Nations Unies en matière de prévention de la criminalité et de justice pénale, et en particulier bien connaître la Convention des Nations Unies contre la corruption ainsi que les autres traités relatifs à la lutte contre la criminalité que soutient l’ONUDC. Savoir faire preuve de discernement dans le cadre des tâches qui lui sont assignées et donner des conseils spécialisés judicieux. Tirer fierté de son travail et de ses réalisations ; faire preuve de compétence professionnelle et de maîtrise du sujet ; apporter à l’exécution de ses tâches la conscience et le souci d’efficacité voulus pour être en mesure d’honorer les engagements contractés, de tenir les délais impartis et d’obtenir les résultats escomptés ; agir pour des motifs professionnels plutôt que personnels ; persévérer face aux obstacles et aux difficultés ; garder son calme dans les situations de crise. Prendre la responsabilité de transversaliser la problématique femmes-hommes et d’assurer l’égale participation des femmes et des hommes dans toutes les activités.

Aptitude à planifier et à organiser : définir clairement des buts compatibles avec les stratégies convenues ; hiérarchiser les activités et tâches prioritaires ; modifier les priorités en fonction des besoins ; prévoir suffisamment de temps et de ressources pour mener sa tâche à bien ; tenir compte des risques et des imprévus dans la planification ; suivre l’exécution des plans et les modifier s’il y a lieu ; tirer le meilleur parti du temps dont on dispose.

Souci du client : considérer tous ceux auxquels est assurée la prestation de services comme des « clients » et chercher à voir les choses de leur point de vue ; établir et maintenir des partenariats productifs avec les clients en gagnant leur confiance et leur respect ; discerner les besoins des clients et trouver les moyens d’y répondre ; suivre l’évolution de la situation des clients, sur les plans tant intérieur qu’extérieur, afin de pouvoir devancer les problèmes ; tenir les clients informés de l’avancement des projets ; tenir les délais pour la livraison des produits ou la prestation des services.

Formation

Un diplôme universitaire du niveau du master en droit, justice pénale, relations internationales, gestion des entreprises, administration publique, sciences politiques et sociales ou dans une discipline apparentée est exigé. À défaut, un diplôme du premier cycle dans un domaine similaire assorti de deux années supplémentaires d’expérience professionnelle pertinente peut être accepté.

Expérience professionnelle

Au moins sept années d’expérience professionnelle, à des niveaux de responsabilité de plus en plus élevés, dans au moins un des domaines suivants sont exigées : travail au sein d’un organe de lutte contre la corruption ou prestation de services consultatifs techniques à un organe de ce type ; participation à des enquêtes ou poursuites concernant des affaires de corruption au sein d’un organe de lutte contre la corruption, de services de détection et de répression, du ministère public ou de l’appareil judiciaire ; prestation de conseils techniques sur des questions de lutte contre la corruption dans une organisation internationale ou une organisation non gouvernementale.
Une expérience de la législation et des dossiers concernant l’entraide judiciaire, le traitement du produit du crime ou le recouvrement d’avoirs ainsi que de la conception de politiques, de stratégies et de campagnes publiques nationales de lutte contre la corruption est souhaitable.

Connaissances linguistiques

L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. La maîtrise de l’anglais est indispensable. En fonction du lieu d’affectation, la maîtrise d’une autre des six langues officielles de l’Organisation peut être exigée. La connaissance d’une autre langue officielle de l’Organisation est un atout.

Méthode d’évaluation

Les personnes qui remplissent les critères exigés pourront être invitées à participer à une épreuve d’évaluation et à un entretien axé sur les compétences.

Notice spéciale

Le présent avis de vacance de poste est un avis générique publié aux fins de la constitution d’un fichier de personnes qualifiées présélectionnées pour occuper des postes à pourvoir immédiatement ou ultérieurement, dans différents lieux d’affectation. Le Secrétariat de l’ONU tient des fichiers de personnes qualifiées et disponibles présélectionnées pour occuper des postes qui devraient devenir vacants dans le cadre d’opérations de maintien de la paix, de missions politiques spéciales et d’autres opérations sur le terrain. Le présent avis de vacance de poste est publié aux fins de la constitution d’une liste de réserve. L’inscription sur la liste de réserve ne garantit pas la sélection.

Les fonctionnaires sont soumis(es) à l’autorité du (de la) Secrétaire général(e), qui décide de leur affectation. Au fil de leur carrière, ils (elles) sont censé(e)s changer de fonctions périodiquement, conformément aux règles et procédures en vigueur.

Le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies tenant à ce que son personnel comprenne autant de femmes que d’hommes, les candidatures de femmes sont fortement encouragées.

Charte des Nations Unies

Aux termes du paragraphe 3 de l’Article 101 de la Charte des Nations Unies, la considération dominante dans le recrutement du personnel doit être la nécessité d’assurer à l’Organisation les services de personnes possédant les plus hautes qualités de travail, de compétence et d’intégrité. Ne seront pas retenues les candidatures des personnes qui ont commis des violations du droit international des droits de l’homme, des violations du droit international humanitaire, des actes d’exploitation, d’atteintes ou de harcèlement sexuels, ou au sujet desquelles il existe des raisons plausibles de croire qu’elles ont été impliquées dans la commission de tels actes. L’expression « exploitation sexuelle » désigne le fait d’abuser ou de tenter d’abuser d’un état de vulnérabilité, d’un rapport de force inégal ou de rapports de confiance à des fins sexuelles, y compris mais non exclusivement en vue d’en tirer un avantage pécuniaire, social ou politique. On entend par « atteinte sexuelle » toute atteinte physique de nature sexuelle commise par la force, sous la contrainte ou à la faveur d’un rapport inégal, ou la menace d’une telle atteinte. Le harcèlement sexuel s’entend de tout comportement déplacé à connotation sexuelle raisonnablement propre ou de nature à choquer ou humilier, lorsqu’il entrave la bonne marche du service, est présenté comme une condition d’emploi ou crée au lieu de travail un climat d’intimidation, d’hostilité ou de vexation, et lorsque ce comportement est assez grave pour justifier le licenciement de son auteur. La candidature de personnes qui ont commis des infractions autres que des infractions mineures au code de la route ne sera pas retenue.

Sera dûment prise en considération l’importance d’un recrutement effectué sur une base géographique aussi large que possible. Aucune restriction ne sera imposée par l’Organisation à l’accès des hommes et des femmes, dans des conditions égales, à toutes les fonctions, dans ses organes principaux et subsidiaires. Le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies est un espace non-fumeurs.

Les candidats sont invités à respecter scrupuleusement toutes les instructions disponibles sur la plateforme de recrutement en ligne Inspira. Pour des informations plus détaillées, ils ou elles peuvent consulter le manuel d’instructions pour le candidat, en cliquant sur le lien hypertexte « Manuels » sur le côté supérieur droit de la page d’accueil de leur compte Inspira.

Les candidatures feront l’objet d’une évaluation et d’un examen préalables sur la base des informations soumises conformément aux critères d’évaluation de l’avis de vacance de poste et aux dispositions législatives internes applicables de l’Organisation des Nations Unies, notamment la Charte des Nations Unies, les résolutions de l’Assemblée générale, le Statut et le Règlement du personnel, les textes administratives et les directives. Les candidats doivent fournir des informations exhaustives et précises conformément aux instructions fournies sur la plateforme Inspira. Une fois la candidature envoyée, aucune modification, suppression ou révision, ni aucun ajout ou changement ne pourra être fait. Il sera procédé à une vérification des références des candidats faisant l’objet d’une attention particulière pour s’assurer de l’exactitude des renseignements qu’ils ont fournis dans leur candidature.

Les avis de vacance de postes publiés sur le Portail des carrières sont retirés à 11:59 p.m. (heure de New York), le jour de la date limite de dépôt des candidatures.

Aucun frais de dossier

L’ONU NE PERÇOIT DE FRAIS À AUCUN STADE DU RECRUTEMENT (DÉPÔT OU TRAITEMENT DE LA CANDIDATURE, ENTRETIEN, FORMATION, ETC.), ET ELLE NE DEMANDE AUCUNE INFORMATION BANCAIRE.

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