Appel a candidature pour l’engagement et la passion de la science: la Dre Amy BEI invite les jeunes filles à s’appuyer sur le mentorat féminin

 

A l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, nous avons interviewé le Dr Amy BEI qui dirige le Groupe de recherche à 4 ans (G4)* “Approches génétiques expérimentales du paludisme (MEGA) et Vaccins” à l’Institut Pasteur de Dakar (Sénégal).

 

1/ Dr Amy BEI, à quel moment dans vos études avez-vous été sensibilisé aux sciences ?

Je savais que je voulais être scientifique à l’âge de cinq ans. J’adorais explorer la nature et j’avais toujours des questions sur la façon dont les choses fonctionnaient. Quand j’avais cinq ans, j’avais un petit microscope et j’examinais des spécimens du monde naturel qui m’entourait. A la maternelle, j’ai présenté ma première enquête scientifique que j’avais méticuleusement décrite dans mon cahier de laboratoire fait à la main : « La différence entre les cristaux de sel et de sucre vue au microscope ». Au fil du temps, le domaine scientifique spécifique qui a attiré mon attention a changé, mais je reste toujours passionnée et engagée pour la science.

2/ A quels défis avez-vous été confrontée dans votre carrière de chercheuse ?

Mon rêve est de contribuer à la découverte d’un vaccin antipaludique très efficace. En tant que chercheur sur les maladies infectieuses tropicales – en particulier les maladies parasitaires d’importance pour la santé publique, comme le paludisme – l’un de mes objectifs a toujours été de mener des recherches scientifiques à fort impact PROVENANT des pays d’endémie, en partenariat avec des scientifiques locaux. Cette approche présente de nombreux défis, pour la plupart d’ordre logistique et technique. Mais plutôt que de fuir les défis, je les affronte et je vais toujours vers eux ! Je pense que c’est avec créativité et détermination que l’on peut trouver des solutions hors du commun en science. Une chose que j’ai toujours ressentie fortement en tant que scientifique est que lorsque quelqu’un prétend qu’une approche ou une question est « impossible », je remettais toujours en question et d’essayais de trouver un moyen de la rendre possible !

3/ Quels sont les conseils que vous donneriez à des jeunes filles qui souhaitent s’orienter vers les sciences et la recherche ?

Dans ma propre carrière, j’ai toujours trouvé très utile de rechercher le mentorat des femmes scientifiques qui ont fait face et surmonté des défis qui peuvent être considérés comme des obstacles à la réussite. Trouvez ces femmes scientifiques que vous respectez et admirez qui sont des scientifiques, des mères, des enseignantes, des communicatrices, des mentors et des leaders extraordinaires et demandez-leur conseil et soutien. Les chances sont toujours limitées mais elles sont déterminées à lutter et parfois elles doutent de leur capacité de réussite. Entendre leurs histoires et leurs conseils peuvent vous aider à renforcer votre propre détermination à persévérer.

Ne laissez pas les autres définir ce qui est possible. Ne laissez jamais quelqu’un vous dire que vous ne pouvez pas réussir en science surtout étant une femme ! Si la science est votre rêve et votre vocation, suivez ce rêve et ne laissez personne décider à votre place de ce que vous pouvez réaliser.

* Le Groupe de recherche à 4 ans « Approches génétiques expérimentales du paludisme (MEGA) et Vaccins » est un projet cofinancé par l’AUF Europe de l’Ouest et l’Institut Pasteur.

 

 

 

 

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